Agenda 2017 2017-09-21T11:33:23+00:00

Agenda des expositions 2017

Exposition N°1

“La nouvelle vague californienne”

Mark Goudy & Liza Riddle

du 26 mars au 11 mai

Mark Goudy et Liza Riddle font partie de cette nouvelle génération dont le langage est délibérément plus intimiste que celui de leurs grands-pères de la Côte Ouest des années 60. Les fulgurances de Voulkos et ses amis demeurent des victoires toujours à célébrer, mais aujourd’hui les artistes californiens regardent, comme toute la société d’ailleurs, vers l’individu, vers son besoin de « rassurance » sensuelle et culturelle dans un monde où la dureté des rapports humains et la menace climatique provoquent une angoisse croissante.

Mark et Liza sont mondialement reconnus comme des pionniers dans l’utilisation des sels métalliques solubles, relativement inexplorée jusqu’alors. Leurs créations sont donc vêtues de surfaces exquises aux camaïeux délicats et rares. Liza, s’inspirant de la terre desséchée de Californie, érige des sculptures totémiques explorant la poésie inattendue d’un sol aride, tandis que Mark propose toute une galerie de formes très tactiles, parfois fermées, parfois ouvertes, mais toujours aux surfaces intrigantes et séductrices.

Exposition N°2

“Surfaces / Supports 2 !”

Thomas Bohle

du 14 mai au 22 juin

« Mondialement connu, sauf en France », pourrait bien être l’épitaphe à graver sur sa pierre tombale si Thomas n’était pas vivant et en fort bonne santé, travaillant joyeusement au pied des pistes alpines autrichiennes. Cette exposition est donc un premier pas vers la correction d’une injustice certainement involontaire.

Son art, précis et complet, est fondé sur la construction d’un dialogue entre surface et support, entités qu’il considère, comme certains peintres renommés avant lui, esthétiquement et idéologiquement indissociables. Ainsi ses émaux luxueux, qui pourraient facilement appartenir à une certaine descendance de l’école française, n’habillent que des formes qui leur permettent une expression idéale. Ainsi ses formes, souvent d’une épaisseur imposante, car construites à double paroi, définissent une idée héroïque d’art céramique contemporain où le pot, en tant qu’objet sculptural, a un droit de cité absolu, une exigence de considération comme témoin temporel parfaitement pertinent.

exposition N°3

“10ème Festival de sculpture céramique européenne”

Simon Griffiths, Brendan Hesmondhalgh, Joanna Hair, Susan O’Byrne, Jonathan Barrett-Danes

du 25 juin au 10 août

Pas besoin d’un George Orwell pour pointer les similitudes dérangeantes entre les animaux et nous-mêmes et dire comment ils portent la dignité de leur condition avec ce naturel confondant. Nos rapports avec eux oscillent entre la peur et une admiration béate, entre la critique d’une cruauté inévitable et l’identification d’un modèle comportemental, entre un ressentiment de nuisance et la fourniture d’un plat principal.

C’est dire la complexité de la chose lorsqu’on est sculpteur et que l’on est sommé de donner corps! Forcément, nous serons face à une admirable diversité d‘intentions, ainsi les œuvres de nos cinq artistes où la portraiture, comme pour un membre de la famille, se confond avec l’exploration de la communication posturale ou avec une insistance sur la pertinence de certains modèles historiques. Et dans un magnifique cas à part, Susan O’Byrne nous propose un fantasque arbre généalogique où quatre générations de son ascendance sont présentées en bustes animaliers tel un tapir, un blaireau ou un potto. Ainsi présente-t-elle un catalogue érudit mais personnalisé de traits familiers longtemps qualifiés de noms d’animaux.

Tout simplement exceptionnel !

exposition N)4

“La volupté des sens”

James Oughtibridge

du 13 août au 5 octobre

Fidèle à son inspiration initiale née au tout début de sa formation artistique, James a, jusqu’à tout dernièrement, décliné ses sculptures à partir d’un seul point de départ, – le contenant ; ou pour employer un terme plus approprié car plus proche de l’anglais d’origine, le vaisseau.  Ainsi, il nous proposait d’authentiques et originales explorations spatiales où le vide intérieur jouait un rôle primordial dans le sens de l’ensemble.

Mais, guidé par la douce volupté de son langage spatial, James Oughtibridge a progressivement refermé l’ouverture vers l’intérieur pour enfin embrasser des formes complètement closes. Bâties de grands plans ondulants, s’embrassant le long de fines cimes, ses sculptures paraissent nées d’une bénigne fluidité, tout à coup figée en forme organique. Coulant et s’entrelaçant autour de creux délicatement délinéés, ce sont des invitations sensuelles d’une harmonie rare et joyeuse.

Discover the show

exposition N°5

“Construction / Déconstruction”

Elke Sada, Rafa Perez

du 8 octobre au 30 novembre

Ce sont des antithèses, si chères aux dialecticiens, mais dans les mains d’artistes elles ne deviennent que des façons de faire, de définir autrement, d’esquisser des propos en partant d’un point à l’opposé de celui que d’autres auraient imaginé. Elles construisent même un dialogue d’une certaine symétrie élégante, comme avec ces deux artistes.

Elke est connue pour la grande originalité de ses constructions. Autrefois elle travaillait à partir de plaques de faïence décorées, toutes faites à l’envers. Aujourd’hui, ce sont ses vases, cousus main à partir d’improbables lambeaux de grès, et recouverts d’un émaillage tachiste aux couleurs et aux coulures multiples, qui occupent le devant de la scène. D’une liberté osée naît une beauté sauvage et étrange.

Et c’est bien la sauvagerie et étrangeté qui définissent les étonnantes déconstructions de Rafa Perez, où l’artiste utilise le feu comme force destructrice pour faire fondre, rompre ou céder tout un micmac de matériaux céramiques, afin qu’en ressortent des compositions sculpturales éblouissantes, qui ont tant fait pour établir sa réputation mondiale.