Agenda 2019 2019-06-18T10:23:40+00:00

Agenda des expositions 2019

“Corps à corps”

Ana Rosenzweig, Nathalie Scnider-Lang, Beate Thiesmeyer, Gudrun Sailer

du 10 mars au 9 mai

Pour ceux qui associent l’art figuratif à une forme d’expression artistique démodée, les quatre artistes réunies par cette exposition réservent de belles surprises, car quoi de plus actuel ! Toutes issues de la génération « #metoo », leurs regards s’étendent à l’entièreté de l’identité de chacun de leurs sujets. Qu’ils se concentrent pour évoquer l’attirance équivoque des corps, la théâtralité communicative des gestes, les rapports sociaux ou même les meurtrissures qu’inflige le fardeau des exigences quotidiennes, ils s’écartent visiblement de toute exagération sensuelle.
Ces quatre artistes vous offrent un splendide éventail d’approches de ce sujet on ne peut plus important : votre corps.

“Etats de matière”

Pekka Paikkari, Aneta Regel, Irina Razumovskaya 

du 12 mai au 27 juin

Vous vous en doutiez déjà. La création céramique ne s’apparente plus à un long fleuve tranquille. Surtout pour ceux qui occupent l’avant-garde internationale ! Sommés de se réinventer sans cesse, poussant leurs recherches, autant techniquement que formellement, vers des terrains d’aventure jusqu’alors inexplorés, leur art devient l’enfant de maints risques assumés. Ainsi leurs sculptures se dressent comme des paris, d’abord sur le surgissement d’une beauté insoupçonnée, et ensuite, sur une adéquation plus juste entre le tintamarre désorientant du présent et ce for intime où chacun doit démêler son appréciation du monde.
Transgressives par la façon dont elles balayent les vieux canons esthétiques, de par leur audace et leur ambition, ces œuvres nous apparaissent profondément constructives.

“12ème Festival de sculpture céramique européenne”

“L’abstraction : l’expression essentielle”

Ken Eastman, Michael Cleff, Sangwoo Kim, Deirdre McLoughlin 

du 30 juin au 15 août

L’invention abstraite est le propre des sociétés primitives, le réel étant bien trop pesant au quotidien pour mériter une quelconque réitération. Ainsi son ascendance actuelle dans l’occident en dit long sur notre retour aux sources et sur la modification de notre rapport au monde.
Bien sûr, les valeurs abstraites nous ont longtemps accompagnées, comme outils de structuration de propos, d’analyse et de critique, mais toujours tapies derrière le masque de la représentation figurative. Pour enfin les reconnaître en tant que valeurs propres, les adopter comme paroles précieuses et véridiques, il nous a fallu attendre l’immense jaillissement imaginatif né de l’effondrement de l’ancien monde. Avec un tel certificat de naissance, on ne se questionne plus sur la validité de la chose, on acquiesce.
Cette exposition vous propose les chefs-d’œuvre de quatre artistes incontournables. La diversité et la richesse de leurs propos vous offrent une opportunité rare.

“Nous les animaux !”

Brendan Hesmondhalgh, Ule Ewelt, Simon Griffiths, Nichola Theakston 

du 18 août au 10 octobre

Depuis longtemps la sculpture animalière a occupé un espace culturel à part, car trop souvent la justesse du rendu du sujet a été phagocytée par le poids de sentiments excessifs. De nos jours, cette distorsion du genre perdure, mais peut-être avec plus de raison qu’auparavant, car nos artistes s’éveillent, eux aussi, au sort commun que la trajectoire du monde réserve à tous les êtres vivants. Entre la bestialité et l’idiotie de l’homme et les comportements attendrissants et héroïques des animaux face aux mêmes menaces, les ponts sont d’évidence multiples et les regards croisés à double sens.
Nous nous reconnaissons, chacun dans l’autre, compagnons sur une route dont personne ne devine la destination. Oui, nous nous ressemblons plus que jamais.

“Inverser les rôles : Le décor comme élément structurel”

Grainne Watts, Maria ten Kortenaar, Bodil Manz, Nicholas Lees 

du 13 octobre au 31 novembre

Traditionnellement, dans le monde céramique, depuis l’immense production décorative de la Grèce antique, la grande majorité des décors a toujours été ajustée, tant bien que mal, au support façonné par un potier dont l’art s’arrêta là. Son vase, son cratère ou kylix était destiné à devenir un canevas pour un confrère spécialisé qui reviendrait le voir pour assurer la cuisson une fois le décor exécuté.
Ce que proposent nos quatre artistes est donc un monde à l’envers car, dans chaque cas, c’est bien le décor qui est devenu l’élément structurant le support. C’est une inversion fondamentale, uniquement accessible aux créateurs maîtrisant la totalité des procédés céramiques. Pour la réussir, l’artiste dépend forcément d’une approche conceptuelle rigoureusement planifiée, car une fois la fabrication lancée, toute variation mettrait en péril le projet originel.